Dans la confusion où je me trouve,

        Dans le désordre qui m’entoure,

        Dans le manque de tonus qui m’habite,

        Envers qui ai-je du ressentiment ?

        Envers toi qui voudrais bien me voir ranger, trier, classer,

        Ou envers moi qui, par mille subterfuges, m’y refuse, renâcle, esquive ?

        Ah !  Nettoyer le superflu ! Éliminer l’encombrant !  Me délester des « il faut »,  « il ne faut pas », « tu dois » « tu ne peux pas » tellement intégrés (que j’ai tellement intégrés) qu’ils sont devenus miens (tels un carcan, une structure), qu’ils m’empoisonnent à mon insu…

        Admettre l’agressif, la violence de certaines réactions,  avant de les accepter dans leur réalité,

        Admettre la raideur du « prêt-à-réagir », avant d’accéder au mouvement de la vie qui dérange, puis bouscule pour ouvrir,

        Réussir à être humblement posée là, à ma place, sans jugement ni rancœur,

Être simplement là et pouvoir dire : « c’est ainsi, c’est »,

Ni ange, ni bête, mais être humain se sachant dressé ente ciel et terre, ancré par sa faiblesse,

Ni ange, ni bête, mais être humain souhaitant devenir capable d’ouvrir le tombeau de Lazare, et d’aller y chercher au-delà de …(tout)… la perle intérieure.                                                                                                 Catherine